|
Une récente enquête vient de révéler que 65% des Français achètent
leur vin en grande surface, contre 39% en 1990.
Ce phénomène trouve évidemment son origine dans les foires aux vins,
ces grandes opérations commerciales censées permettre au consommateur
d'accéder à des grands crus d'habitude inabordables.
Le fait est que, lorsqu'un millésime moyen se présente sur le marché
(ce fut le cas pour les années 1991, 1992, 1993, 1994 et 1997), le
négoce, notamment bordelais, ayant un peu plus de mal à écouler ses
excédents, fait appel à la grande distribution pour atteindre le
public.
Cette image de "bonnes affaires" s'est évidemment étendue au commerce
du vin dans les supermarchés, en général.
C'est là que le bât blesse.
Car si les grandes surfaces vendent, effectivement, beaucoup de vin,
elles en vendent aussi, et surtout, du très mauvais.
Pour une raison simple.
Hormis les fameuses foires aux vins "attrape-nigauds", parfois
exceptionnelles, la politique d'achat de la grande distribution est
d'abord tarifaire.
Un seul discours: contraindre le producteur à serrer ses marges le
plus possible pour garantir une compétitivité maximale au revendeur.
Au final, des boissons pas chères, mais la plupart du temps médiocres.
Il n'y a pas de secret, lorsque l'on écrase les prix, on écrase aussi
la qualité.
Article de Périco Légasse (relevé dans Marianne de ce lundi)
* * *
@mic@le"Net'ment
* *
Jack ;-) POT
*
|