|
Trouvé ça dans l'actualité :
Pour le meilleur... et surtout pour le pire
La chenille et le champignon. Ce pourrait être le début d'une fable pour
enfant ; et pourtant, l'histoire de ces deux compères ressemblerait plus à
celle de "Bonnie and Clyde" de l'agriculture ! L'Eudémis, une chenille
tordeuse de la grappe, et le champignon Botrytis, responsable de la
pourriture grise, forment en effet un couple ravageur pour les cultures de
vignobles. Une relation d'entraide hors du commun qu'ont cherché à décrypter
des scientifiques de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA)en
France.
Chaque année, la chenille Eudémis lance son attaque sur les pieds
de vignes en trois vagues successives : la seconde génération agresse les
raisins verts et la troisième les raisins mûrs. Mais les dég'ts qu'elle peut
causer ne sont rien à côté de ceux de son complice. Profitant des perforations
des grains engendrées par les sortes d'épines qui recouvrent l'insecte, les
spores du champignon Botrytis trouvent là un logis tout à leur goût où
proliférer.
De leur côté, les chenilles marquent une nette préférence pour les grappes
atteintes de pourriture grise avec des taux de survie des larves deux fois
supérieurs à ceux constatés pour des grappes saines. Plus fort encore, les
papillons femelles issus des chenilles élevées sur un milieu contenant du
Botrytis présentent un potentiel de ponte bien plus important.
L'attraction réciproque des deux parasites est ainsi particulièrement
forte. D'où l'idée pour les scientifiques de mettre en place des pièges
susceptibles de démanteler cette association de malfaiteurs. Soit en attirant
Eudémis par diffusion de molécules émises par le champignon ; soit à
l'inverse en cherchant à perturber, chez l'insecte, l'action des substances
bénéfiques du Botrytis. Histoire d'éviter un développement trop "fabuleux"...
|