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Le Midi Libre du 2 février donne une grande importance à la XVI° rencontre
eonologiques qui a eu lieu à Montpellier à l'initiative de l'Union des
eonologues et présidé par Robert Tinlot, ancien président de l'OIV.
Photo couleur à la une du chai à barrique impressionnant de Skalli à Sète et
pleine page en "Région".
Le débat se poursuit et aucune autorisation en France , n'a encore été
donnée d'utilisation des copeaux dans l'élaboration des vins. Il y a
simplement des expérimentations autorisées , mais qui prennent une certaine
importance, puisque 80 000 hl de Vin de Pays d'Oc ont été "préparés" en
1998.
Au dernier conseil de l'ONIVINS la décision a été reportée car elle ne fait
pas l'unanimité.
Jacque Gravegeal président des Vins de Pays d'Oc a déclaré, "je m'interdirai
la technique lorsqu'on l'aura interdite à tous."
L'INAO est tout à fait opposée à cette pratique.
Robert Tinlot qui a observé la neutralité du président à Montpellier a donné
son avis dans le dernier numéro de la revue des oenologues
"Je me fais une autre image des vins fins. Mes sens se révoltent à l'idée de
consommer des vins portant des béquilles de bois. L'usage des copeaux me
parait être un aveu de médiocrité ...mieux vaut l'original que la copie."
M. Chassin de l'Institut de dégustation de Tours a rendu compte de
résultats comparés de dégustations de vins élevés en barrique et ceux
aromatisés aux copeaux. Les apports aromatiques ayant une grande diversité
dans les deux cas, ont été difficilement identifiés par les dégustateurs
pourtant confirmés, avec des marges d'erreur de 60%.
Les moins bons ont été prêtés à tort parfois aux copeaux .
Le boisé est dans les esprits des consommateurs un marqueur de qualité.
Il a conclu sur ces mots : "Il faut veiller à ne pas gommer ce signe de
valorisation. Le vin , se boit aussi avec la tête."
Jean Clavel
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