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Tous ceux qui se font un petit resto de temps en temps savent qu'on peut se
payer des bons petits plats, mais pour les vins, les prix sont souvent
prohibitifs.!
Je comprends très bien qu'une marchandise, un aliment sur lequel le cuistot
va passer du temps et mettre tout son coeur dans la préparation soit affecté
d'un coefficient multiplicateur de 3 voire 4 ou plus. C'est la rémunération
d'un travail.
Mais pour le vin?
Entre une bouteille achetée 27 F revendue 80 F et une bouteille achetée 120
F revendue 350 F, il y a eu à peu de chose près le même travail. (parfois un
changement de verre pour le meilleur vin, dans les bonnes maisons les verres
sont les mêmes).
La seule différence qui mérite réellement d'exister ne devrait provenir que
de la rémunération du stock.
Alors, pourquoi pas un coefficient multiplicateur inversement proportionnel
au prix d' achat avec un minimum de 1.5.
Pourquoi ne pas appliquer une formule du style:
PV=(1.5 + (160 - PA)/100) * PA
ce qui donne
* pour une bouteille achetée 20 F un coef de 2.9 et un prix de vente de 58 F
* pour une bouteille achetée 100 F un coef de 1.9 et un prix de vente de 190 F
* et pour une bouteille achetée 160 F et plus un coef de 1.5 et un prix de vente de 240 F.
On peut bien sûr discuter des chiffres, on peut aussi allonger la formule
pour rémunérer le stock, mais ce qui est certain c'est que je me ferais
plaisir plus souvent.
J'ai souvent fait cette proposition à des amis restaurateurs qui m'objectent
avec conviction que pour le calcul du revenu les impôts appliquent le même
coef sur tous les achats! Je ne peux pas croire que les contrôleurs des
impôts ne seraient pas autorisés à prendre en compte un tel mode de calcul.
Il y a une belle lurette (comme dirait Philippe Meyer) qu'ils ont fait la
preuve de leurs facultés d'adaptation.:-)
Une autre solution, mise en pratique dans certains pays, est de permettre
aux convives d'apporter les boissons!
Votre avis m'intéresse, que vous soyez consommateur, client, restaurateur ou
contrôleur des impôts?
Merci
Alain
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