Vierge Marie, gente déesse
Garde-moi place en paradis :
Oncque n'aurai joie ni liesse
Ici-bas, puisqu'il n'est permis
De boire ce divin nectar
Qui porte nom de Balestard ;
Qu'à des gens fortunés en ce monde.
Or, suis miséreux et pauvret,
Si donc au Ciel, ce vin abonde,
Viens, doulce Mort, point ne m'effraye.
Porte-moi parmi les élus
Qui, là-haut, savourent ce cru
François Villon
(1421-1485)
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